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Pour éviter la casse des usines et la suppression des emplois :

Le conseiller communiste Ali Ruckert appelle à nationaliser ArcelorMittal

Tous les autres partis ont voté contre, sans pour autant présenter une alternative

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19/04/2012

Lors de la réunion du conseil communal de Differdange du 28 mars 2012, le conseiller communiste Ali Ruckert a fustigé la décision du milliardaire Mittal de fermer l’usine de Schifflange et de cesser l’exploitation d’une ligne de production à Rodange. Il a appelé tous les salariés et forces syndicales et politiques à être solidaire pour éviter le démontage des unités de productions et des emplois.

Le conseiller du KPL a déposé une motion qui appelait au conseil échevinal »à presser le gouvernement à nationaliser d’urgence tous les sites sidérurgiques et sociétés d’ArcelorMittal au Luxembourg et de présenter, avec le concours des délégations du personnel et des syndicats, dans les meilleurs délais un plan de sauvegarde des installations de production et des emplois«.

Sans surprise, les partis de droite, le CSV et le DP, qui sont connus pour leur proximité au patronat, ont rejeté la motion communiste. Mais les représentants des partis soi-disant de »gauche«, le verts (Déi Gréng), les socialistes (LSAP) et La Gauche (Déi Lénk) ont voté également contre la nationalisation de la sidérurgie, sans pour autant présenter une alternative pour éviter le démontage des usines et la suppression des emplois.

Une deuxième motion dans laquelle le conseiller communiste a appelé au gouvernement d’interdire par une loi toute importation d’électricité produite dans des centrale nucléaires et de retirer son soutien à la construction d’une ligne de haute tension vers la France en vue d’importer de l’électricité nucléaire provenant de Cattenom a été rejetée également.